Sophonisbe est une princesse Carthaginoise et reine de Numidie, elle est connue pour son éducation et sa beauté légendaire, elle fut fiancée au prince Massinissa fils du roi Gaïa de la Numidie orientale des Massyles.
Mais, en 205 av.j-c, sur ordre de son père, elle fut mariée à Syphax roi de la Numidie de Massaessylie et rival de Massinissa, afin de sceller une alliance entre Carthaginois et Numides.
A la mort du roi Gaïa, Massinissa passant dans le camp de Rome et avec l'aide du général romain Scipion l'africain, il a vaincu Syphax à la bataille des Grandes Plaines.
Massinissa victorieux à la prise de la ville de Cirta "Constantine actuel", retrouva Sophonisbe, la femme dont il est toujours amoureux et l’épousa sur le champ, c'est le seul moyen pour la soustraire aux Romains.
Mais Scipion l’Africain désapprouva cette union, craignant que Massinissa ne se détourne de l’alliance romaine au profit de Carthage, alors qu’elle devait finalement subir le sort des vaincus et être emmenée à Rome pour figurer au triomphe de Scipion.
Massinissa demande à Sophonisbe de l'accompagner auprès de Scipion et d'exercer son charme afin de plaider sa cause. Celle-ci refuse de s'abaisser à aller mendier sa pitié.
Mais, en 205 av.j-c, sur ordre de son père, elle fut mariée à Syphax roi de la Numidie de Massaessylie et rival de Massinissa, afin de sceller une alliance entre Carthaginois et Numides.
A la mort du roi Gaïa, Massinissa passant dans le camp de Rome et avec l'aide du général romain Scipion l'africain, il a vaincu Syphax à la bataille des Grandes Plaines.
Massinissa victorieux à la prise de la ville de Cirta "Constantine actuel", retrouva Sophonisbe, la femme dont il est toujours amoureux et l’épousa sur le champ, c'est le seul moyen pour la soustraire aux Romains.
Mais Scipion l’Africain désapprouva cette union, craignant que Massinissa ne se détourne de l’alliance romaine au profit de Carthage, alors qu’elle devait finalement subir le sort des vaincus et être emmenée à Rome pour figurer au triomphe de Scipion.
Massinissa demande à Sophonisbe de l'accompagner auprès de Scipion et d'exercer son charme afin de plaider sa cause. Celle-ci refuse de s'abaisser à aller mendier sa pitié.
Quoi ? j’irais mendier jusqu’au camp des Romains
La pitié de leur chef qui m’aurait en ses mains ?
J’irais déshonorer, par un honteux hommage,
Le trône où j’ai pris place, et le sang de Carthage.
La pitié de leur chef qui m’aurait en ses mains ?
J’irais déshonorer, par un honteux hommage,
Le trône où j’ai pris place, et le sang de Carthage.
Sophonisbe n'a qu'un recours : le fer ou le poison. Elle ne lui reste qu'à envisager la mort, seule condition pour ne pas se trouver rabaissée face à l'ennemi en perdant sa dignité royale.
Massinissa lui ait fait parvenir une coupe de poison par l’intermédiaire d'un serviteur.
Massinissa lui ait fait parvenir une coupe de poison par l’intermédiaire d'un serviteur.
Sur la lâcheté de Massinissa, Sophonisbe dit:
Il est vrai que l’état où j’ai su vous le prendre
N’est pas du tout le même où je vais vous le rendre :
Je vous l’ai pris vaillant, généreux, plein d’honneur,
Et je vous le rends lâche, ingrat, empoisonneur ;
Je l’ai pris magnanime, et vous le rends perfide ;
Je vous le rends sans cœur, et l’ai pris intrépide ;
Je l’ai pris le plus grand des princes africains,
Et le rends, pour tout dire, esclave des Romains.
N’est pas du tout le même où je vais vous le rendre :
Je vous l’ai pris vaillant, généreux, plein d’honneur,
Et je vous le rends lâche, ingrat, empoisonneur ;
Je l’ai pris magnanime, et vous le rends perfide ;
Je vous le rends sans cœur, et l’ai pris intrépide ;
Je l’ai pris le plus grand des princes africains,
Et le rends, pour tout dire, esclave des Romains.
La belle Sophonisbe meurt et par ce geste hautement symbolique, elle prive les Romains de l’extrême plaisir de la voir enchaînée et traînée dans les rues de Rome.
Jusqu’à l’ultime seconde, Sophonisbe est restée digne de son peuple qui la tenait en grande estime, et de sa ville, l’éternelle Carthage.
Jusqu’à l’ultime seconde, Sophonisbe est restée digne de son peuple qui la tenait en grande estime, et de sa ville, l’éternelle Carthage.
Pierre Corneille dit sur elle:
Le dirai-je, Seigneur ? je la plains et l’admire
Une telle fierté méritait un empire...
Elle a pris le dessus de toutes leurs rigueurs,
Et son dernier soupir fait honte à ses vainqueurs.
Le dirai-je, Seigneur ? je la plains et l’admire
Une telle fierté méritait un empire...
Elle a pris le dessus de toutes leurs rigueurs,
Et son dernier soupir fait honte à ses vainqueurs.
Encore une fois, le drame, ici, atteint le sublime et refuse à proprement parler le tragique, puisqu’il est le fait d’êtres libres qui décident toujours de leur destin.
Extraits des livres: Sophonisbe de Pierre Corneille et Sophonisbe d'Erwan Quemener.